Sport moto: une journée sur le circuit avec Vincent Buclin

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Le sport moto est, à regret, très peu représenté en Suisse. Laissez-vous entraîner «pleins gaz» par un pilote passionné et bien de chez nous, rencontré sur le circuit du Castellet dans le département du Var, en France.

Vincent Buclin : qui est-ce ?

Vouloir être un pilote de moto à haut niveau demande beaucoup d’investissement : du temps, des fonds, de la préparation physique et mentale. Pour le pilote suisse Vincent Buclin, 25 ans, le sport moto est une passion à laquelle il s’adonne depuis l’adolescence déjà. Il a tout d'abord jeté son dévolu sur la mécanique, activité dont il a finit par faire son métier. À 12 ans il réparait déjà le vélomoteur de son professeur et passait ses nuits dans le garage de la maison familiale à «bricoler» diverses machines pour les rendre plus performantes.
Après avoir amélioré sa première moto, il s’est pris au jeu de la vitesse et a commencé la compétition. Originaire de La Côte, il rêve de pouvoir vivre de ce sport motorisé et de le faire connaître d’avantage en Suisse.

Cette année, il compte participer à plusieurs courses telles que les 24h de Barcelone, les 6h de Spa-Francorchamps, certaines manches du Championnat Suisse et surtout, au Bol d’Or sur le mythique circuit du Paul Ricard au Castellet. Son objectif est de participer au Championnat du Monde d’Endurance en entier dés l’année prochaine, au sein du Team Suisse «Zuff Racing».

En tant que pilote de Championnat du Monde d’Endurance, il a donc eu le privilège d’aller s‘entraîner, le temps d’une journée, sur le Circuit du Bol d’Or en compagnie du pilote suisse de Moto2, Dominique Aegerter.

Un circuit mythique pour deux

Nos deux sportifs étaient bel et bien les seuls, dans une ambiance vraiment détendue, à rouler sur le circuit du Castellet ce jour-là. Dominique Aegerter, qui testait un prototype de motoGP pour un team français, a eu quelques petits soucis techniques et n’a pas eu l’occasion de beaucoup sortir du box durant la matinée. Contrairement à lui, Vincent Buclin était prêt assez tôt et a bien profité du circuit: «C’était une très bonne opportunité de pouvoir tester la moto tout seul sur le circuit, puisque cela permet de s’arrêter pour effectuer des réglages et repartir de suite. Les roulages que j’ai pu faire au Castellet étaient également plus longs que ceux qu’on fait d’habitude, ce qui m’a permis de simuler un relai d’endurance».
En effet, en course d’endurance, chaque pilote effectue une session d’une heure de roulage non-stop, avant d’être relayé par son/ses partenaire(s). L’opération est répétée jusqu’à ce que la durée de la course soit écoulée (24h dans le cas du Bol d’Or par exemple).

Vincent s’est mis à ce type de compétition depuis 2012 lors de la Michelin Power Cup, ou encore aux 24H du Mans. Il a rapidement eu de bons résultats et divers teams lui ont proposé de rouler pour eux. Fautes de moyens et de temps, il n’avait encore jamais eu l’occasion de participer au Championnat du Monde d’endurance. Il se réjouit donc d’avoir cette chance en 2015 et vraisemblablement en 2016, grâce à l’aide de ses sponsors et de bénévoles dévoués.

Des petits problèmes mécaniques

Les essais tels que celui réalisé au Castellet par Dominique Aegerter et Vincent Buclin servent à s’assurer du bon fonctionnement de sa machine et à tester différents réglages. Cependant, il arrive que certains imprévus viennent interférer avec la motivation et la bonne volonté des testeurs. Vincent a d’ailleurs expérimenté, lors d’une course du Championnat Suisse 2014 au Slovakia Ring (Slovaquie), deux grosses chutes qui ont totalement détruit sa moto. Il a dû passer des heures et travailler très dur afin de la remettre en état pour poursuivre sa saison. Au Castellet heureusement, rien de similaire ne s’est produit pour lui. D’ailleurs, l’après-midi était très ensoleillé et les tours se sont enchaînés rapidement pour les deux motards présents ce jour là sur le circuit du Paul Ricard.
Mais malheureusement pour Dominique Aegerter, la machine qu'il pilotait avait un moteur déjà bien usé et il a explosé au milieu d’une des sessions. Cet incident impressionnant a mis fin prématurément à la journée de test pour le pilote suisse-allemand.

Heureusement, il n’y a eu aucun blessé. Vincent Buclin, pilote, mais aussi mécanicien, nous parle du problème technique: «ça faisait un moment qu’on ne l’avait plus vu, ou entendu, passer la ligne droite des stands. On se demandait s’il n’était pas tombé. Quand il est revenu sans la moto, Domi nous a expliqué qu’il a eu une casse moteur». Il nous épargne les termes techniques, mais précise qu’un tel dommage coûte très cher, est irréparable et qu’à la place de son compatriote, il  aurait été très déçu.
Finalement, c’était une journée chargée pour l’un, comme pour l’autre. Cependant, elle a été bien plus positive pour notre pilote d’endurance que pour Dominique Aegerter.

Vincent Buclin ressort ravi des réglages effectués et certifie être tout à fait prêt et motivé pour «mettre les gaz» durant son championnat, comme on le dit dans le milieu.

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À propos de Lorène Barby

Etudiante

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