Le calendrier de l'Avant... 1er décembre

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En cette période de l'Avent, l'équipe du Cafignon a décidé de jouer le jeu du calendrier de l'Avant en s'offrant une petite virée quotidienne dans le passé. Hé oui! Grâce à nos infatiguables petits lutins qui se sont démenés tout un été pour scanner toutes les archives du Cafignon, c'est avec un plaisir non dissimulé que nous partageons avec vous, chaque jour de décembre, un pan de l'aventure Cafignon, qui dure depuis... 35 ans! Et aujourd'hui, en ce 1er décembre, découvrons l'édito du numéro 2, daté de février 1980... 

Ainsi, commençons par le commencement, comme disait l'autre... Enfin, pas tout à fait. Pourquoi l'édito du numéro 2? Tout simplement parce que le numéro un semble avoir échappé à l'archivage méticuleux de nos prédecesseurs. Il n'est donc tout simplement pas en notre possession pour l'instant. 

Qu'à cela ne tienne, l'édito ci-dessous n'en est pas moins un témoignage vibrant des tout premiers balbutiements du journal de l'Université de Neuchâtel. Non signé, il est certainement le résultat d'une réflexion entreprise par toutes les jeunes plumes responsables de sa création. Il contient tous les questionnements, les doutes, les espoirs relatifs à une entreprise aussi téméraire que représente la création d'un journal. 

Et pour que tout un chacun puisse en profiter pleinement sans devoir plisser les yeux, nous retranscrirons toutes ces archives directement sur notre site, accompagnées de l'article originel et de quelques compléments d'information susceptibles d'apporter des réponses aux questions soulevées par ces archives. Bonne lecture, et à demain!

 

Édito

"Les sceptiques auraient-ils raison?

On peut le penser quand on constate l'écho relativement faible qu'a suscité le numéro un du "Cafignon", numéro "appel" à la participation.

Pourtant, il y a eu ces réactions, rapportées plus avant dans le journal, réactions fort diverses il va de soi: si certains sont allés jusqu'à collaborer à la rédaction de ce numéro, d'autres ont émis des critiques sur le contenu et la forme du journal. "Vous avez le mérite d'exister" a-t-on parfois entendu...

Il est évident que notre souci constant est d'améliorer le journal, en tenant compte des critiques et des suggestions. Nous avons donc tenté d'étoffer le numéro deux en abordant des problèmes qui nous semblent devoir concerner l'ensemble des étudiants et l'Université en général. 

De fait, informer, susciter la réflexion, tel nous semble devoir être la ligne directrice du "Cafignon". Mais aussi créer une dynamique dans laquelle les étudiants agissent et participent, tant au niveau "rédactionnel" qu'au niveau de la vie de l'Université, qui ne devrait être qu'un vaste forum où tout pourrait être débattu...

Là est notre idéal.

Il est possible que ce ne soit qu'un voeu restant lettre morte. Il est probable qu'il ne pourra être réalisé complètement. Les "pessimisto-réalistes" nous feront remarquer que la "masse" des silencieux et des indifférents brisera notre élan, que le conformisme et la passivité ambiants auront raison de notre tentative.

Comme réponse, nous ne voyons que ces mots de Gramsci:

"Pessimisme de l'intelligence, optimisme de volonté"..."

 

Et effectivement, les réactions ont été vives. Un certain Eric Flückiger y voit une "possibilité d'échange; un instrument, si modeste soit-il, qui souhaite que l'on se croise un peu moins sans se rencontrer (...) Un exutoire pour celui qui écrit et un appel à celui qui lit: ces deux aspects justifient à eux seuls l'existence du Cafignon".

Alors qu'un autre certain Jean-François Bickel estime que "d'une façon générale, la population a l'impression que l'Université se complaît dans une sorte de 'tour d'ivoire', se préoccupant de questions sans prise sur la vie réelle, auscultant son 'nombril' mais oubliant complètement le corps social dans lequel elle est intégrée. Le fait d'informer à travers les médias sur la vie de l'institution universitaire peut être un moyen de remédier à cette situation".

Somme toute, le temps semble n'avoir que peu d'emprise sur certains débats, toujours à vif trente ans plus tard... 

Quant aux sujets abordés dans ce numéro deux, censés devoir concerner "l'ensemble des étudiants et l'Université en général", en voici quelques exemples: l'évocation d'un nouveau bâtiment pour la faculté des lettres (hé oui, celui des Jeunes-Rives n'était pas encore érigé... Nous y reviendrons dans une prochaine archive), une réaction sur la manière dont sont dispensés les cours d'introduction de philosophie, linguistique et histoire (censés aborder les démarches et le cheminement méthodologique de ces trois disciplines) ou encore le lancement d'un débat sur l'incommunicabilité entre les littéraires et les scientifiques... 

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À propos de Anouchka Wittwer

Notre seule vraie journaliste, paraît-il!

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