L’appli culture suisse

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Cultural Network vise à rassembler tous les événements culturels de Suisse sur une seule application. Julien Goumaz, son créateur, l’a présentée il y a deux semaines à une dizaine d’acteurs culturels dans les locaux de Quartier Général à La Chaux-de-Fonds. 

L’application permet de réunir sur une seule plateforme une grande diversité d’annonces publiées par des acteurs culturels de tout le pays. Du musée à la salle de musique en passant par les artistes indépendants, chaque institution est invitée à y présenter ses expositions, concerts, pièce de théâtre, etc. « Cela me posait problème de voir dans beaucoup d’agendas une offre pour un opéra suivie par une invitation à un parc aquatique. Je voulais une application qui soit dédiée uniquement à la culture », explique Julien Goumaz, le concepteur du projet.

Les infos qu’il faut

Cultural Network offre à l’utilisateur la possibilité de trier les annonces par date, lieu ou selon ses préférences culturelles. Avec chaque news, il trouve un descriptif de l’institution et de l’événement qu’elle organise, accompagné de contenus visuels ou multimédia. Des liens hypertextes renvoient vers les sites internet des acteurs culturels ou vers leur billetterie. Enfin, des cartes interactives permettent de localiser les événements et de s’informer sur les lignes de transports en communs disponibles pour s’y rendre. L’application, entièrement gratuite, n’est disponible actuellement que sur iOS mais une version compatible avec Android devrait sortir en avril.

« Le couteau suisse de la culture »

Julien Goumaz travaille depuis trois ans sur ce projet, dévoilé au public à l’occasion du festival de la Bâtie à Genève en août dernier. « Mon but était de proposer une sorte de couteau suisse très simple mais qui permette de réaliser beaucoup de choses si on est créatif » explique le Lausannois.  Il y a deux semaines, il présentait son nouvel outil à différents acteurs culturels des Montagnes neuchâteloises, dans les locaux de Quartier Général. Le tout récent centre d’art contemporain figure en tête de liste des premières institutions de la région à s’être inscrites sur la plateforme. Sa directrice, Corinna Weiss, s’est montrée convaincue par « l’esprit collectif du projet ».

Le prix de la gratuité

Pour survivre sur le long terme, l’application compte en effet sur la participation des institutions pour attirer les annonceurs. « Je tenais à ce que l’application soit gratuite» soutient Julien Goumaz. « De plus, nous ne voulons qu’un seul sponsor pour éviter que la publicité envahisse l’application ». D’où la nécessité de rendre la place attractive pour la vendre chère. « L’objectif pour 2015 est de réunir les principaux acteurs du pays », projette le jeune homme.

Chaux-de-fonniers intéressés

Pour l’instant, après huit mois d’existence, l’application compte une cinquantaine d’inscriptions. S’y ajouteront certainement quelques unes après la soirée de présentation du projet à La Chaux-de-Fonds. « Comme notre événement n’a lieu qu’un jour par année, je peine à juger si cela peut nous convenir ou non », confie Mickael Morel, représentant de La Nuit de la photo. « Mais le fait de pouvoir mettre plusieurs points sur la carte interactive pourrait nous intéresser. Cela nous permettrait de présenter quel photographe est projeté à quel endroit ». De son côté, Yannick Zaugg, venu au nom de Bikini Test, ne cache pas son enthousiasme. « Cultural Network correspond exactement à notre profil, même si je pense qu’il faudra encore y apporter quelques améliorations ».

Version évolutive

Julien Goumaz admet lui-même que l’application demande encore à être perfectionnée, en particulier du côté du back office, où les institutions peuvent gérer leur communication. Il n’attend d’ailleurs qu’une chose : recevoir des feedbacks pour enrichir l’application en fonction des besoins des acteurs de la scène culturelle suisse. Parmi les premières étapes prévues : la création d’une version compatible avec Android en avril, des traductions dans les trois autres langues nationales et des tableaux de bord statistiques pour connaître le nombre de visites sur chaque annonce.

Aussi pour les Unis

Les Universités peuvent elles aussi bénéficier de l’application pour y annoncer, par exemple, leurs conférences. « Tant qu’il s’agit d’événements et de sujets ouverts à tout public, elles sont bienvenues » souligne Julien Goumaz. Et l’ancien étudiant en histoire de l’art de préciser qu’il ne souhaite toutefois pas voir chaque institut s’inscrire individuellement. « Il est possible de créer des comptes faîtiers pour rassembler plusieurs institutions ensemble». L’Université de Neuchâtel pourrait donc elle aussi bientôt participer au projet.

 

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À propos de Lena Würgler

La seule autre vraie journaliste.

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