L’amusant strip-tease des moutons

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Le Jardin botanique de Neuchâtel proposait ce dimanche une démonstration de tonte de moutons. Le drôle d’événement a attiré de nombreuses familles. Organisé par des étudiants de l’Université de Neuchâtel, il devait sensibiliser les visiteurs au développement durable.

Il faut croire que les montons aiment se faire déshabiller en public. En tout cas, dimanche, au jardin botanique de Neuchâtel, ils se sont laissé tondre sans broncher devant des visiteurs amusés par tant de nonchalance. Telles de grosses peluches, ils se sont fait tourner dans tous les sens, les pattes en l’air, la tête au sol, le dos plié en quatre, pour permettre à la solide tondeuse de passer du sommet de leur tête au bout de leur queue. Le spectacle a franchement de quoi faire rire. Et le public ne s’en est pas privé. Les nombreux enfants présents ce jour-là n’avaient d’yeux que pour ces animaux à l’air un peu passif, dont le bêlement provoque à lui seul une tension des zigomatiques chez les néophytes. En parallèle à la tonte d’une dizaine de bêtes dans la journée, les visiteurs ont pu participer à l’ensemble du processus de transformation de la laine, du nettoyage à la teinture, en passant par le cardage et le filage du matériau naturel.

Pour le développement durable

L’événement était organisé dans le cadre de la traditionnelle « Fête de Printemps » du Jardin botanique mais s’insère en réalité dans un projet plus vaste mis en place par quelques étudiants en biologie et ethnologie de l’Université de Neuchâtel. Intitulé « Chèvres & Co – Animals in the City », le projet vise à redonner une place aux animaux dans les villes et à réhabituer les citoyens à cotoyer, puis à tirer profit, de cette cohabitation. La première étape consiste ainsi à laisser vivre trois brebis, Asperge, Rhubarbe, Melon et leurs petits dans l’espace du jardin botanique pendant quelques semaines. En  proposant au public des activités telles que celles de dimanche, les étudiants espèrent sensibiliser le public au développement durable en valorisant la consommation locale et le savoir-faire traditionnel. D’autres événements sont prévus au Jardin botanique dans les semaines à venir, tels qu’un atelier de tricot intergénérationnel, des projections de films, des démonstrations de récoltes et de teinture de laine, etc

Chèvres tondeuses, poules tueuses

Le projet « Chèvres & Co » ne s’arrête pas là. D’ici fin 2016, il prévoit encore d’introduire d’autres animaux dans différents lieux de la ville afin de démontrer l’utilité qu’on peut en tirer. Il est question notamment d’utiliser des chèvres et des moutons pour entretenir les parcelles proches de l’Université ou encore de compter sur des poules pour venir à bout des plantes invasives qui se développent dans le jardin de permaculture de l’Unimail. « Chèvres & Co » est soutenu financièrement par la Conférence Suisse des Hautes Ecoles (CSHE) dans le cadre du programme « Sustainable developpment at Universities ». Lancé en 2013, le programme a contribué à sept projets en 2015, dont également celui du Groupe d’Aménagement de l’Université (GRAMU) consacré à la biodiversité (Jardin alpin et permaculture). (Comm./Red)     

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À propos de Lena Würgler

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